Revente d’électricité solaire : faut-il déclarer ses revenus aux impôts en 2026 ?
- Delphine Calonge

- 2 avr.
- 2 min de lecture
C’est une question très fréquente chez les particuliers : quand on revend l’électricité produite par ses panneaux solaires, faut-il payer des impôts ? La réponse est oui dans certains cas, non dans d’autres. Le BOFiP rappelle d’abord que la vente d’énergie photovoltaïque par une personne physique relève en principe d’une activité imposable dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, sauf si les conditions d’exonération prévues par la loi sont remplies.

Cette exonération existe toujours, mais elle est strictement encadrée. Le BOFiP précise qu’elle s’applique lorsque l’installation ne dépasse pas 3 kWc, qu’elle est raccordée au réseau public en deux points au plus, et qu’elle n’est pas affectée à une activité professionnelle. Le ministère de l’Économie rappelle la même règle en expliquant que si la puissance est supérieure à 3 kWc, les revenus tirés de la vente d’électricité deviennent imposables à l’impôt sur le revenu.
Autre point intéressant pour les particuliers : l’exonération peut concerner les revenus issus de la vente de l’électricité, qu’il s’agisse de la vente du surplus ou de la vente de l’intégralité de la production, à condition que les critères soient respectés. Le BOFiP précise également que lorsqu’un même foyer possède plusieurs installations, seules celles qui respectent les conditions, notamment le seuil de 3 kWc, peuvent entrer dans le dispositif d’exonération.
Il faut aussi faire attention à la TVA dans certaines configurations. Le BOFiP donne l’exemple d’un particulier possédant deux installations de 6 kWc chacune : si la puissance cumulée des deux installations excède 9 kWc et qu’il vend le surplus, il devient assujetti à la TVA à ce titre. En revanche, si un particulier autoconsomme la totalité de l’électricité produite sans la vendre, il n’est pas assujetti à la TVA sur cette base.
Pour un particulier, cela veut dire une chose très simple : la fiscalité dépend beaucoup de la taille du projet et du mode de valorisation de l’électricité. Une petite installation résidentielle peut rester dans un cadre fiscal assez favorable. En revanche, dès que la puissance augmente ou que plusieurs installations se cumulent, les règles changent et il faut être beaucoup plus attentif. Cette conclusion est directement appuyée par les seuils rappelés dans le BOFiP et par Bercy.
Chez Mon Kit Énergie, ce sujet est essentiel, car beaucoup de propriétaires raisonnent à la fois en termes de facture, de surplus et de rentabilité. Comprendre l’imposition avant de signer un projet permet d’éviter les mauvaises surprises et de choisir une installation vraiment cohérente avec ses objectifs. C’est aussi pour cela qu’un accompagnement sérieux fait toute la différence quand on veut passer au solaire.
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